mercredi 11 janvier 2017

Testé pour vous : Phantasms, jeu de rôles érotique

Ladies libertines, passez votre chemin, ceci est un jeu pour couple, pas la peine d’inviter tous vos amis. Le concept est simple : 60 scénarios pour découvrir les différentes facettes des fantasmes amoureux, du plus soft (tantrisme, baisers) au plus hot (bondage par exemple, on reste dans le sage tout de même).


Les histoires ont été conçues sur le principe de l’auberge espagnole : chacun les interprète comme il le souhaite, il n’y a pas de notice technique du genre « après 17 minutes mettez votre main ici, ensuite enfilez votre fausse barbe », le jeu s’adapte donc à toutes les envies autour d’une trame de base. Les scénarios sont regroupés sous 6 catégories :

Vert - Aventure : excursions, kamasutra et exotisme sont au rendez-vous…
Violet – Passion : vos 5 sens mis à l’honneur.
Bleu - Femme fatale : c’est moi qui commande !
Rouge – Romantisme : faire l’amour, mais en mieux.
- Noir – Machoman : de la virilité pour les petites soumises
Jaune - Métamorphose : Pour jouer à « on dirait que… »

Pour initier le jeu : l’un des partenaires remet à l’autre (ou s’arrange pour que l’autre trouve) un petit cube de la couleur de la catégorie de son choix. C’est ensuite son tour de sélectionner un scénario parmi les 10 compris dans cette catégorie et de remettre à l’autre un jeton portant le chiffre du jeu choisi. Rien qu’à ce stade du jeu, troubles et gloussements s’invitent dès le petit déjeuner.

Attention, une partie du piment du jeu réside ici : les histoires sont décrites dans deux livrets différents, un livret « Elle » et un livret « Lui », car chacun joue une partition différente du même scénario. L’attente, la curiosité et l’effet de surprise apportent une dimension caliente à l’aventure. Comme dans tous les jeux de rôles, il est donc vraiment déconseillé de lire le livret de l’autre.

L’intérêt que j’y trouve :

- On découvre les fantasmes de l’autre : « Il a choisi le scénario où je l’attache au radiateur ? Franchement, j’aurais pas cru »

- On se surprend soi-même : « On dirait bien que j’adore crier comme une gorette »

- On peut choisir l’air de rien un scénario qui permet des choses qu’on n’aurait pas osé demander de vive voix genre « J’ai toujours rêvé de me déguiser en Marsupilami » et puis dire que c’était écrit texto comme ça dans le livret (il peut pas vérifier).

- Certaines histoires nécessitent des préparatifs qui font monter la tension dans les heures qui précèdent (quand on shoppe le costume de Marsupilami sur Internet, par exemple)

- On peut toujours opposer un veto : « Donc je me masturbe pendant que tu joues à WOW ? ça va pas le faire : c’est trop comme d’habitude. »

- Et en cas de fiasco : gros fou rire garanti !

Un bémol ? Le jeu n’existe qu’en version hétéro ou gay, je ne connais pas de version lesbienne, mais à vous de démentir si je me trompe.

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