mercredi 10 octobre 2018

Images érotiques censurées sur Amazon


Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour, mais voilà que mon joli dessin en couverture de Chine lubrique a indisposé le robot d’Amazon. Je ne trouve pourtant pas qu’il brille par son obscénité. C’est juste un dessin de fesses. Même pas vulgaire. 

Ma fille de 4 ans est passée devant, elle a dit « haha ! des fesses. » 
C’est dire si c’est choquant.



La conséquence ? Ma publication tombe sous un « adult flag », que le visiteur doit expressément désactiver pour y accéder. Il faut le savoir, et chercher mon titre spécifiquement. Sinon il n’apparaît nulle part, même pas sous « L’invité-surprise », ma précédente publication. Mon roman est invisible.

Entendons-nous bien, que les livres érotiques soient rangés dans une catégorie à part, pourquoi pas. Si tous étaient concernés, le lecteur averti le saurait et irait fouiller pour trouver son bonheur. Là, c’est seulement une petite partie des ouvrages. Les plus trash ? Les plus violents ? Point du tout !

Le contenu du texte n’entre pas en ligne de compte, il s’agit de l’illustration de couverture.

Censurés les tétons, les fesses nues, les poils. Les sexes aussi, mais ça je le comprends mieux. (« Pourquoi donc ? » se disent sans doute les naturistes, ils n’ont pas tort,  cependant c’est un autre débat qui nous éloigne de l’érotisme)

Il semblerait par ailleurs que les livres papier et les grands éditeurs évitent ce filtre plus facilement, allez savoir comment le robot fonctionne.



Je me suis souvenue d’un ancien article de Thomas Galley, sur l’excellent blog La bauge littéraire où il parlait de son roman Les chattes tombé lui aussi coup le coup de la censure.



Je pense me souvenir qu'à l'origine ces demoiselles étaient plus dévêtues, peut-être voyait-on un sein, mais rien de très hot en tout cas. Et quand un éditeur a investi dans la création d’une couverture, il rechigne à produire cet effort une deuxième fois. C’est là que je me suis dit que l’autoédition avait du bon, sans compter que je dessine mes couvertures moi-même.

Un autre cas de censure : Annie May, célèbre pour ses bouquins de science-fiction érotique « gloire, sexe et tentacules », elle nous assure pourtant que jamais aucun poulpe n’a subi de sévices pour l’élaboration de ses couvertures.



Mais l’exemple le plus dingue c’est Roman Payne qui ne publie même pas de l’érotique et dont la couverture représente une sculpture ! Vous pouvez lire sa mésaventure ici et .





Sa couverture censurée ne transpire pas la luxure, il me semble. 




Pour cet auteur américain, l'éditeur (Aesthete Press) est intervenu, le robot Amazon a finalement changé d'avis et même présenté ses excuses. 




Pour classer ensuite The wanderess dans la catégorie... enfant. L'auteur s'étrangle. Il lance même une pétition. Et finalement, les choses s'arrangent.

Bref, forte de ces diverses expériences, j’ai repris mon crayon et j’ai dessiné une nouvelle couverture pour Chine lubrique. Mais je suis un peu triste, parce que j’aimais mieux l’autre.


2,99 € sur Amazon




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