mercredi 23 septembre 2026

Les C.V* (*Les confessions du vagin)



Qu’en dit l’éditeur
 ?

"Si le vagin pouvait parler, quel coup de gueule pousserait-il ?

À travers des anecdotes croustillantes de rencontres avec des hommes, l’autrice ressort ses dossiers pour révéler les pensées féminines les plus inavouées.

Un livre plein d’humour, écrit d’une plume libérée et assumée."

Mon avis

Première et importante information : ce livre n’a aucun rapport avec Les Monologues du vagin de l’excellente autrice américaine Eve Ensler. Il s’agit ici de petites nouvelles pleines d’humour, un recueil d’anecdotes comme autant de clins d’œil à une sexualité qui défie les vieux clichés de la sexualité féminine.

Cynthia nous raconte ses aventures d’un soir avec beaucoup de dérision, comme elle le ferait à ses copines en terrasse autour d’un verre de Vouvray.

C’est léger, pétillant et actuel, entre Tinder-Suprise et dates culottés, en passant par le fantasme de l’artisan en sueur. Je me suis bien amusée à lire ces pages, car comme nous dit Cynthia :

« Il est temps de casser nos coquilles, de libérer la parole du sexe féminin, pour que ce ne soit plus un monologue. Parlons sexe, parlons bien, osons dire les choses, confessons-nous sans tabou, vagin braqué et haut les seins ! »


À propos de l’autrice

Serena Davis est une romancière et nouvelliste d’origine bourguignonne, née en 1985. Ses œuvres, prolifiques et éclectiques, sont les pièces d’un puzzle formant un ensemble littéraire des plus énigmatiques, un véritable projet.

Ses réseaux sociaux : sur facebook ou instagram


Joyeux automne à toustes !


 

mercredi 24 juillet 2024

La Plage

Votre recueil de nouvelles érotiques est arrivé ! Il sent bon le sable chaud, le sel sur la peau, le roulis des vagues, la dune complice et le soleil qui se couche sur de torrides amours...



Ce recueil vous propose trois nouvelles érotiques :

Week-end à Saint-Raphaël : pour découvrir avec étonnement la joie de dominer son partenaire.

Le photographe de plage : une balade onirique pleine de chaudes surprises.

Derrière les rochers : initiation gay sur une plage anglaise du 19e siècle. So british !


mardi 4 avril 2023

Dessins érotiques et scénario ciselé

 De l’érotisme, un scénario d’enfer où l’on croise Chopin et Alexandre Dumas et les somptueux dessins de Rosinski…



La Vengeance du comte Skarbek

 « On dit qu’une bonne vengeance peut attendre. C’est faux. Une bonne vengeance doit attendre. Pour se préparer. Pour se déguiser. Pour surprendre. Combien d’années d’injustice subie auront été nécessaires au très civilisé Comte Skarbek pour que son unique main se ferme en poing vengeur ? Toutes les réponses aux questions suscitées par cette étrange affaire qui donna lieu à un extraordinaire procès à Paris ont été transcrites en 1843 dans un manuscrit. 

Celui-ci. »

Saint-Malo au XIXe siècle, entre piraterie et marchands d’art, l’histoire construite avec brio est empreinte d’un suspense captivant qui mêle habilement les genres policier, aventure et érotisme.

Les protagonistes sont développés avec finesse, dont le charismatique Comte Skarbek, un personnage mystérieux dans sa superbe et ses blessures.


La narration fluide et rythmée se complète d’illustrations aux teintes sombres, presque gothiques. L’univers créé par Yves Sente, riche en détails historiques et culturels, ajoute une profondeur à l’intrigue toute en fourberies et voluptés.



Pour résumer, Yves Sente (Black et Mortimer) et Crzegorz Rosinski (Thorgal), deux pointures de la BD au service d’un récit romanesque pour un résultat époustouflant.

La version intégrale est sortie en 2018 chez Dargaud, elle comporte les esquisses en couleurs des pages érotiques plus crues que Rosinski avait préféré ne pas inclure au départ, par timidité.


mercredi 22 mars 2023

Les classiques de la littérature érotique

 

Mais pourquoi s’intéresser à des vieux livres ?

 
Les classiques érotiques ouvrent une fenêtre fascinante sur la sexualité à travers l’Histoire, sur les normes sociales et les tabous, mais les classiques ravissent aussi pour leur valeur artistique, certains sont de véritables curiosités. Avis aux collectionneurs !

Car hormis les habituels Sade, Apollinaire ou Pierre Louÿs que tout le monde a lu, il existe des ouvrages anciens très beaux et moins célèbres. En voici sept.
 

1. Le Surmâle, roman moderne

 

Alfred Jarry (1902)

Plusieurs amis discutent des choses de l’amour et imaginent quelles seraient les qualités d’un homme capable de satisfaire indéfiniment une femme. Ils se mettent en tête de découvrir un tel surmâle, quitte à le doper si besoin.

Pourquoi le lire ? Parce que ça mêle le sport, la science, l’amour, le sexe et la philosophie : la quête d’une forme d’omnipotence technologique face au désir de performance absolue. Et bien entendu pour l’écriture succulente de Jarry, drôle et absurde.

Citation : « L’amour est un acte sans importance, puisqu’on peut le faire indéfiniment. »

 

2. Le Roman de la luxure

 

Anonyme (1873)

Son mystérieux auteur et ses qualités littéraires font de ce roman pornographique anglais une curiosité de l’ère victorienne, longtemps distribuée clandestinement. Le jeune Charles y raconte avec complaisance et grand luxe de détails anatomiques son initiation sexuelle par une femme mariée, aux formes généreuses et au tempérament de feu.

Pourquoi le lire ? Pour la naïveté délibérée du narrateur et des joyeux personnages qui mélangent allègrement leurs fluides, faisant fi de toute morale ou de leurs liens familiaux. Pour le plaisir snob de découvrir un livre rare, souvent méconnu des amateurs de littérature érotique.

Citation : « L’idée que j’enfilais mes parties les plus secrètes dans celles d’une femme me fit éprouver une sensation de plaisir des plus ravissantes. Prêt à devenir fou par l’intensité de mon bonheur, j’activai à la fin mes mouvements, ma charmante compagne en fit autant, et nous lâchâmes ensemble la plus copieuse et la plus délicieuse décharge. »
 

3. Gamiani ou deux nuits d’excès

 
Alfred de Musset  (1833)

Cet ouvrage, qui circulera d’abord clandestinement dans les salons parisiens, raconte l’histoire de deux femmes, Gamiani et Alcide, qui partagent leur vie et leurs expériences sexuelles avec Fanny, une jeune fille naïve. À l’aide de descriptions très graphiques, il explore les thèmes de la domination, de la soumission et de la bisexualité. Entre pornographie et drame romantique, ce récit matérialise le dilemme cher à son auteur de la recherche de la pureté et de la dépravation la plus vile.

Pourquoi le lire ? Dans ce roman lyrique où la mort côtoie l’érotisme, Éros rejoint Thanatos. Superbement écrit, il allie les plaisirs de la chair au plaisir de la littérature, tout en interrogeant sur le libertinage qui semble apporter à ses personnages plus de désespérance que de jouissance.

Citation : « Infernale lubricité !... Je n’avais plus la force de m’ôter de ma place. Ma raison était perdue, mes regards fascinés. Ces transports furibonds, ces voluptés brutales me donnaient le vertige. »
 

4. Mémoires de Fanny Hill

 
John Cleland  (1749)

Considéré comme le premier roman érotique de l’Histoire, « Fanny Hill » décrit l’arrivée d’une fille sans le sou à Londres, contrainte de faire commerce de son corps pour survivre, qui devient l’idole des aristocrates londoniens et découvre les douces perversions de ses contemporains.

Pourquoi le lire ? L’élégance de la plume et le texte qui malgré son extrême libertinage, présente une suite d’estampes qui brossent un parfait tableau des mœurs anglaises du XVIIIe siècle. La vie d’alors y vibre avec un accent de vérité incontestable. Récit sans violence, plein de bonne humeur et de joie de vivre.

Citation : « Le feu de la nature, qui avait été caché si longtemps, commença à développer son germe ; et je connus pour la première fois que j’étais une fille ».
 

5. La Merveilleuse Histoire de Hsi Men avec ses six femmes

Lanling Xiaoxiao Sheng (1596)

Les exploits d’un apothicaire célèbre pour ses vices. Parmi ses nombreuses maîtresses, la délicieuse Lotus d’Or, célèbre pour sa redoutable libido. L’auteur, dont la véritable identité reste encore aujourd’hui incertaine, le publia sous pseudonyme. Ce roman érotique décrit, en 100 chapitres et 120 poésies, la vie d’un riche viveur avec ses femmes (épouses, concubines, servantes). Considéré comme le quatrième des Quatre livres extraordinaires de la littérature chinoise (dynastie Ming), les premières moutures du roman n’existent qu’en version manuscrite.

Pourquoi le lire ? Pour la sensualité souveraine et l’exotisme de la Chine.

Citation : « Combien faut-il de gouttes printanières pour entrouvrir la rose corolle de la fleur de pêcher, quel vent saurait amener la verte feuille du saule à se renverser ? »
 

6. Le portier des Chartreux


 

Jean-Charles Gervaise de Latouche (1741)

 
Les aventures licencieuses d’un prêtre débauché, roman d’initiation au plaisir, il s’agit d’un plaidoyer contre la luxure du clergé de l’époque.

Pourquoi le lire ? Son style vif et faussement naïf parvient à suggérer avec force l’émotion suscitée par les mystères de la sexualité. La dimension militante de la libération des corps.

Citation : « Séduites en naissant par l’attrait du plaisir, c’est à lui que nous en offrons le premier sentiment. Heureuses celles dont le tempérament ne s’effraye pas des conseils austères de la raison. »
 

7. Le Rideau levé ou l’éducation de Laure

 
Mirabeau (1786)

Correspondance entre Eugénie et son amie Laure, jeune femme qui confesse comment son initiation sexuelle et les enseignements de son beau-père lui permirent de connaître son corps et de parvenir au plaisir.

Pourquoi le lire ? Pour l’éloquence vertigineuse de Mirabeau, et une histoire d’une grande finesse.

Citation : « Il est heureux que j’aie pour elle la tendresse que vous me voyez : ce que les conventions et les lois ont établi, la nature ne l’a pas fait ; ainsi brisons là-dessus. »

mardi 7 février 2023

Nuits de Chine

Bonjour à vous !


Pour vous faire patienter jusqu’au deuxième tome de Liù, esclave impériale, j’ai décidé de publier quatre nouvelles écrites entre temps. Retrouvez l’ambiance Chine médiévale et les personnages de Liù, esclave impériale dans Nuits de Chine : quatre histoires érotiques issues du même univers.



Inclus dans votre abonnement Kindle
ou 0,99 € 

Au sommaire, une petite voyeuse, les exigences de la belle Fan Ying, le Baron et son délicat secrétaire, et pour terminer Siam le voleur, bien avant qu’il ne rencontre Liù.

jeudi 30 septembre 2021

Érotique du cimetière

 Je voulais vous parler d’un livre sublime qui m’accompagne depuis longtemps et qui a été fort heureusement réédité par La Musardine en 2012.

Promeneur nécropolitain, comme il aime à se définir, André Chabot nous présente ici une collection de 300 photos noir et blanc saisies dans nos cimetières à travers le monde.

Dans cette promenade, ce n’est pas l’assouvissement qui est le véritable objet du désir, mais ce qui l’aiguise et le nourrit, cette autre moitié du plaisir qui n’est pas l’amour physique, cette exigence de l’imagination qui fit dire à Flaubert : « La bêtise consiste à vouloir conclure ».

Ce livre explore la frontière fluide et poreuse entre l’érotisme et la religion, l’extase charnelle ou mystique, entre Éros et Thanatos.

mercredi 29 janvier 2020

Les BD érotiques de Katia Even

En cette semaine de Festival à Angoulême, vous prendrez bien un peu de BD ? 
Érotique, évidemment, et féminine, car on en parle trop peu.


vendredi 18 octobre 2019

Salon de la littérature érotique 2019


Envie de me rencontrer ?




Je serai dimanche 24 novembre au salon de la littérature érotique qui revient pour sa quatrième édition à La Bellevilloise !

Retrouvez-moi au stand des éditions Tabou, de 15 à 18h pour discuter, papoter ou pour une dédicace de « Liù, esclave impériale ».



Vous pourrez aussi :

✔Retrouvez des auteurs de littérature érotique ou d'essais sur la sexualité (Camille du compte Je m'en bats le clito, Brigitte Lahaie, Nomi Jolinomi, Virginie Girod, Lucile Bellan, CarolineMichel, Le Prix de la Nouvelle Erotique etc.) - une vingtaine d'auteurs sont prévus au programme !

✔Assistez à des conférences/débats autour de la littérature érotique (avec la présence de Franck Spengler, Anne Hautecoeur, Julia Palombe et plein d'autres...)

✔Participez à des défis d'écriture érotique (et gagnez des cadeaux ! Merci Wyylde et Union Mag)

✔Découvrez des stands originaux et des animations insolites. (Ecoute érotique au casque par Audible, Le tarot des fantasmes par My Sweet Fantasy, Découverte de sextoys par Lelo, etc.)

C'EST OU C'EST QUAND ?

➡ Dimanche 24 novembre de 15h à 21h
➡ La Bellevilloise, 21 rue Boyer, Paris 20ème (métro : Gambetta / ligne 3)
➡ Vente en ligne 10€ / Sur place 15€
(L'achat en ligne est vivement conseillé si vous voulez être sûr(s) de pouvoir rentrer.)

Partenaires du salon : les éditions La Musardine / Tabou éditions / Éditions Blanche ainsi que Lelo, Wyylde et Audible.

Découvrez le programme détaillé :
https://www.facebook.com/events/636334693561774/

Retrouvez le reportage CNEWS de la précédente cession : https://www.dailymotion.com/video/x6amtva


Au plaisir de vous voir nombreux !


mercredi 5 juin 2019

Osez 20 histoires érotiques racontées par des femmes


Je ne chronique pas d’habitude les recueils où je figure (je ne les lis pas, trop la trouille de comparer mon texte aux autres), mais j’attendais celui-ci avec tellement d’impatience que la curiosité l’a emporté. Pourquoi cet engouement ? Je voulais vraiment savoir ce que mes consœurs avaient imaginé sur ce non-thème. Et ce recueil offrait l’assurance de personnages féminins réalistes, je pouvais donc m’y identifier et me laisser entraîner facilement sur la pente érotique.


lundi 3 juin 2019

Long extrait - Liù, esclave impériale


Yunnan, neuvième siècle. Le jour se levait au royaume de Nanzhao.
Un premier rayon pénétra les persiennes. Je tentai de prolonger mon sommeil. Mon rêve fuyait déjà, lui qui m’avait semblé si réel. La force de ses bras nus, son parfum musqué contre mes lèvres. Je gardais les yeux fermés pour les retenir. Juste encore une minute. Ces pensées impures qui m’assaillaient depuis le printemps… que m’arrivait-il ? Je glissai une main entre mes cuisses pour remplacer celle qui avait disparu avec le soleil. Cette chaude moiteur mon Calaf, dommage que tu n’en profitais pas. J’enfonçai mes doigts un à un, palpant mes chairs délicieuses, accueillantes. Mon oreiller étouffa les petits gémissements que je lui confiais.

lundi 27 mai 2019

Liù, esclave impériale


Comme le beau temps, il s’est fait attendre, mais le voici enfin !



"Le royaume du Nanzhao se désagrège sous la menace de l’Empire chinois. Les rivalités et les complots déchirent la cour du roi Taïzu. À son service, Liù est une jeune esclave têtue qui rêve de séduire Calaf, le prince cadet. Malheureusement, c’est Ping, le vicieux héritier, qui répond à ses avances.
Liù, esclave impériale est un roman érotico-historique qui embarque le lecteur dans le Yunnan du IXe siècle, ses histoires occultes et ses intrigues de palais.
Sur fond de magie noire, Liù lutte pour sa survie dans une Chine légendaire peuplée de prédateurs sexuels."


Disponible au rayon érotique de votre librairie préférée.

Ou à commander en ligne sur :

Tabou éditions

Ou n'importe quelle plateforme indépendante de votre choix.


vendredi 10 mai 2019

Osez 20 histoires d’initiation sexuelle


J’ai aimé ce recueil qui parvient à explorer l’initiation de multiples façons. On retrouve bien évidemment la jeune vierge hétéro habituelle (avec son étonnante dextérité de star du porno, ses orgasmes tonitruants et son sang qui coule à point nommé), difficile d’y échapper, je pense qu’il s’agit là d’un fantasme bien ancré dans la libido masculine, mais le plus souvent, les auteurs ont inventé d’autres codes, avec beaucoup de bonheur.



Nous avons, dans le désordre, l’initiation à l’anatomie clitoridienne, à la cage pénienne, au BDSM, au sexe tarifé, au fétichisme, à la fessée, au triolisme, à la perversité, à l’amour après un traumatisme, à l’orgie dionysiaque et à toutes les manières de pécher sans concevoir.

Mes nouvelles préférées sont celles qui cumulent une bonne histoire avec un fort potentiel érotique.

Le pouvoir doit changer de camp d’Alexandra Sceaux : le ton est original, on croirait entendre les confidences d’une copine délurée. J’ai trouvé très excitante cette version féminine du fantasme du sexe tarifé, et que dire du fétichisme des pieds ? J’adore, on n’en parle pas assez souvent. À quand un « Osez 20… » entièrement dédié à nos pinceaux ?

La voix du sang de John Black Fox : ambiance noire, cynique, violente, très originale, suspens tendu, même sans partager ce type de fantasme limite, on reste difficilement de marbre tellement c’est bien écrit.

Initiation au déluge de Joâo Miguel Baile Dos Passarinhos : univers post-apo fantasmagorique, vocabulaire au couteau, j’aime beaucoup cette frontière poreuse entre le rêve et la réalité, ça foisonne de partout, un peu comme chez David Lynch. L’idée du mille-feuille humain (une couche d’hommes, une couche de femmes, une couche d’hommes, et ainsi de suite) m’a particulièrement enthousiasmée.

La veuve et l’orphelin d’Eugénie Daragon : nous voilà dans le Paris de la Cour des Miracles, ses odeurs, ses couleurs, avec un texte drôle, enlevé, original et terriblement efficace. Eugénie Daragon ne mâche pas ses mots, lapidaires et soigneusement choisis, elle trousse ses phrases, j’aime beaucoup son sens de la formule et ses personnages. Si elle décidait d’écrire tout un roman, ce serait formidable.

Les nouvelles particulièrement excitantes — catégorie la plus subjective tant les goûts peuvent varier en matière d’érotisme, cela dit la qualité de l’écriture et la crédibilité des situations aident beaucoup au décollage.

Joyeux divorce d’Edmonde Va : la relation finissante entre les personnages donne un vrai relief à leurs ébats et ça fonctionne.

Clara et moi de Marie Baumann : belles scènes lesbiennes et de triolisme très affriolantes.

L’éducation de Sasha de Julie-Anne de Sée : rondement mené et bien écrit, le BDSM classique produit toujours son petit effet…

Les nouvelles dont j’ai surtout apprécié l’écriture, l’univers, l’intrigue. Et l’originalité !

Éclipse d’Anaël Verdier : un intriguant processus d’initiation à l’aide d’une cage de chasteté, un sabbat de sorcières… ça donne presqu’envie de zapper les scènes de sexe pour en savoir plus.

Darius a dit de Lunatik : univers post-apo et personnages intéressants, une nouvelle plus longue serait sans doute nécessaire pour le développer encore mieux.

Coups de cœur sur des points ciblés : 

L’écriture chaude et précise pour une véritable leçon de Prax dans Brevet d’aptitude, une belle scène lesbienne dans Sextoy story de Cornelia B. Ferrer,  du joli BDSM sans violence dans Mémoires d’Adrien d’Arnaud Vauhallan, la belle plume de Dionys Florès dans Une première fois chez Charlène, l’ambiance jeunes filles en fleurs de Cyrielle Lenge pour La brosse à cheveux, et les personnages attachants de Zakya Gnaoui dans Amoureux solitaires (et merci pour la chanson qui reste dans la tête !).

Les autres nouvelles sont agréables aussi, elles ont toutes leurs originalités et leurs forces, finalement c’est surtout une question de goûts, de préférences, de points de vue, d’envies, parfois même une question de moment, de semaine et d’heure.




Bon, maintenant je vais me lancer dans Osez 20 histoires érotiques racontées par des femmes, je m’en réjouis, c’est le cas de le dire.

Et pour ne louper aucun article, n’hésitez pas à vous inscrire à mon info-lettre !









lundi 6 mai 2019

La couverture de Liù


Mon éditeur m’a envoyé la couverture pour Liù, esclave impériale. 

Il devrait sortir en juin, mais je n’ai pas encore la date exacte. En attendant, voici à quoi le roman va ressembler !



J’espère que la photo vous plaît. (je suis légèrement stressée).

lundi 29 avril 2019

Nous deux...


Aujourd’hui, je vais vous avouer l’un de mes plaisirs coupables. À l’heure où latex, menottes et martinet illustrent le moindre propos érotique, j’ai envie de vous parler d’amour.

Avec un partenaire particulier.

lundi 4 février 2019

Milo Manara - le maître


J'étais à Angoulême, au festival BD 2019, et j'ai eu envie de vous parler de la fascinante exposition dédiée à Milo Manara dont je suis une grande fan. Deux aspects de son travail m'émerveillent particulièrement et j’ai pu les explorer de près grâce à cette rétrospective.



lundi 28 janvier 2019

Saint-Valentin, 5 erreurs à éviter



1.Tirer la tête


Chaque année, c’est pareil, y en a qui râlent. Parce qu’ils sont célibataires. Parce que « c’est commercial ». Pourtant voilà une fête pour célébrer l’amour. On en fait ce qu’on veut ! Comme toutes les fêtes, il s’agit d’un outil, mais pas la peine d’accuser son marteau si on s’est tapé sur le doigt.

"La Saint-Valentin est une excellente excuse d'être encore plus sensuelle et passionnée que d'habitude » nous dit Dita von Teese.

Les rabat-joie du « pas besoin d’un jour dédié pour chérir son aimé-e » veulent nous faire croire que chez eux, c’est Saint-Valentin tous les jours. Permettez-moi d’en douter. Ça me rappelle ceux qui pestent contre les migrants sur le mode « on ferait mieux de s’intéresser à nos SDF ». Ces détracteurs sont plus connus pour leur mauvaise foi que pour leurs dons à la Fondation Abbé Pierre.

Commerciale, la Saint-Valentin ? Ça dépend. Il y a 1000 façons de se faire plaisir et de repeindre votre couple en rouge passion.

Que faire alors ? Je me souviens de 14 février où j’étais célibataire. J’ai parfois organisé des soirées singles entre potes, mais un joli souvenir c’est le jour où je me suis imposée pour babysitter les enfants d’une copine. Son couple vivotait, son mari lui consacrait peu de temps. Ils ne sortaient plus jamais à deux. Ma proposition les a obligés à sortir, à prendre soin l'un de l'autre. L’amitié, c’est aussi de l’amour.



                                                              

2.Sortir au restaurant


Le resto, d’habitude j’adore ça. Mais pour la Saint-Valentin ? Vous voilà alignés comme des harengs, tous dans la même sauce. Une sauce menu unique, préparée pour plaire au plus grand nombre. Le serveur allume les bougies à la chaîne. Vous riez quand les Coréens se marient à 6000 dans un stade ? Le 14 février au resto, c’est pareil.




Que faire alors ? Restez chez vous et organisez une soirée glamour. L’avantage ? Vous pourrez enfin enfiler cette robe outrageuse que vous n’osez pas porter en public. Ou cette tenue tellement légère qu’elle conviendrait mieux à un 14 juillet.






Sans parler des talons de douze, accessoire idéal quand on n’a pas besoin de marcher (vous auriez jamais trouvé à vous garer devant le resto un jour de Saint-Valentin). Vous pouvez même dîner en babydoll, en guêpière ou entièrement nue. Tout est permis.

3.Cuisiner


Sauf si vous êtes vraiment fan, ou que vous ne cuisinez jamais d'habitude, oubliez le pot-au-feu. Vos cheveux vont sentir le graillon, vos ongles l’ail, et vos vêtements le céleri. Quoi de moins glamour ? Est-ce que Dita Von Teese rime avec cassoulet ?




Hum. Oui bon. C'est vrai, après tout, chacun ses fantasmes. N’empêche.  
Au lieu de courir un éplucheur à la main entre le compost et le thermomix, gardez du temps pour vous. Détendez-vous. Ça vous évitera de vous énerver sur les attaches de votre porte-jaja pendant que la minuterie du four hurle dans la cuisine. Sérieux, on a dit la fête de l'amour, pas celle de bobonne à la cuisine.

Mais alors, on mange quoi ? Optez pour le pratique, dans le genre pique-nique chic ou apéro dînatoire. Préparé par quelqu'un d'autre. Commandez un plateau de fruits de mer ou un assortiment blinis – caviar – saumon fumé. Pourquoi pas des tapas ? Fouillez les services traiteurs, les restaurants qui livrent à domicile. Ne négligez pas les surgelés : Picard ou Toupargel proposent leurs créations spéciales Saint-Valentin, et après tout, ce n'est pas non plus la fête de la gastronomie. Arrêtez d'être parfaite. Mangez avec les doigts, lovés dans le canapé et mettez-en partout.



4. Manger trop, boire trop


Un petit porto, une bière, Chardonnay, Morgon, clairette, digestif ! Et pourquoi pas les 13 desserts de Noël ? Votre corset menace de vous étouffer, l’envie de dormir s’est emparée de chéri-e.  Bouffe en quantité ou sexe de qualité, il faut choisir.

Que faire alors ? Prévoyez de dîner léger. Sélectionner une bonne bouteille (du champagne, du pouilly fumé, un bourgogne) et restez dessus de l’apéro jusqu’au dessert.



Ou du Perrier, visiblement ça marche aussi.

5. Parler enfants, boulot, factures…


Difficile de garder le glamour sur des rails quand le quotidien s’impose. Vous êtes restés à la maison, les enfants dorment plus ou moins, votre soirée risque de ressembler aux 364 autres.

Que faire alors ? Un petit effort de déco avec les moyens du bord ! Trois bougies suffisent à créer une ambiance, même sur une table de cuisine. Prévoyez une playlist. Mangez par terre sur des coussins. Ou dans la baignoire, plongés dans la mousse ! 



Riez ensemble. Jouez à « tu te souviens ? » et remémorez-vous les débuts de votre couple. Faites des projets. 
Et pourquoi ne pas fixer les règles dès le départ ? Dressez la liste des sujets de conversation tabous et une provision de gages. Le premier qui craque tire au sort une punition. Pas d’idées ? Voici quelques suggestions à explorer :







Ah oui, et tant qu'à faire :  éteignez votre portable !

Et ne vous sentez pas obligée de passer par la case coiffure, manucure, ravalement de façade, si ça ne vous fait pas plaisir. Votre partenaire ne vous aime pas telle quelle ? Passez la Saint-Valentin avec quelqu'un d'autre.

Vous remarquerez que je n’ai pas parlé cadeaux ? Selon moi, entre le boulot, les gosses, les tâches ménagères et leur téléphone, les couples manquent de temps passé ensemble, du temps de qualité. Ils ne manquent pas d’objets.

Joyeuse Saint-Valentin et vive l’amour ! Joie joie joie partout !